PANDÉMIE DE COVID-19 : les flux de personnes entre la France et le Royaume-Uni sont soumis à des restrictions.


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britannique


Professions réglementées

Au 1er janvier, les choses changent !

Un accord de commerce et de partenariat a été signé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni le 30 décembre 2020. Il détermine, depuis le 1er janvier 2021, les règles applicables aux relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni dans un certain nombre de domaines. 

L'accord a entrainé des changements importants auxquels il faut s'adapter.

L'accord de retrait entré en vigueur le 1er février 2020, prévoit des dispositions spécifiques pour le droit au séjour et pour le maintien des conditions de travail des citoyens européens installés au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020. Vous aurez jusqu'au 30 juin 2021 pour demander en ligne un statut de résident. L'accord du 30 décembre 2020 ne modifie en rien ces dispositions

Si vous souhaitez vous installer au Royaume-Uni en 2021, vous ne serez pas couvert(e) par les dispositions de l'accord de retrait et les démarches à effectuer seront différentes.


Vous êtes concerné si vous êtes étudiant britannique diplômé d’une université britannique et travaillant en France ; si vous exercez en France une profession soumise à une condition de nationalité ; si vous êtes avocat ou que vous exercez une autre profession réglementée du droit sous un titre professionnel français ; si vous êtes un citoyen britannique exerçant une profession médicale ou paramédicale en France.

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questions

les plus fréquentes


  • Je suis britannique et j’exerce une profession soumise à une condition de nationalité en France. Puis-je continuer à exercer mes fonctions après le retrait ?
  • A compter du 1er janvier 2021, les clauses de nationalités européennes pourraient entrainer de facto l’interdiction pour des ressortissants britanniques d’exercer une activité soumise à une telle clause. Une analyse approfondie du contenu de l’accord est en cours et permettra d’établir rapidement les conditions applicables à l’exercice des professions soumises à une condition de nationalité en France.

    Toutefois, des dispositions ont d’ores et déjà été prises au niveau national pour garantir la poursuite de certaines activités à partir du 1er janvier 2021.

    Ainsi, l’ordonnance n° 2020-1596 du 16 décembre 2020 assure la continuité de l’activité des succursales de cabinets d’avocats et d’experts comptables britanniques. Toutefois, elle ne permet pas d’accroître une participation ni d’ouvrir une nouvelle succursale en France après la fin de la période de transition. Ces dispositions sécuriseront la situation en France des cabinets de professions libérales - telles que les avocats, les experts comptables ou les architectes appartenant à des ressortissants britanniques.

    Néanmoins, l’accord de commerce et de coopération ne prévoit pas de mécanisme de reconnaissance mutuelle automatique - ce qui est conforme aux accords de libre-échange actuellement en négociation avec d’autres partenaires. L’accord fixe un cadre pour la conclusion de futurs accords de reconnaissance mutuelle, profession par profession (lignes directrices).

    A ce stade, les clauses de nationalité s’appliquent en fonction des réserves exprimées par le Royaume-Uni et l’Union européenne.

    Par exemple, la législation française prévoit que l’inscription sur la liste des conseils en propriété industrielle est soumise à une condition d’établissement ou de résidence dans l’EEE. La nationalité d’un État membre de l’EEE est requise pour les personnes physiques. La représentation d’un client devant l’Institut national de la propriété industrielle est soumise à une condition d’établissement ou de résidence dans l’EEE. L’activité est exercée uniquement sous une forme juridique comme la SCP (société civile professionnelle), la SEL (société d’exercice libéral) ou autre, sous certaines conditions. Quelle que soit la forme juridique, plus de la moitié du capital social et des droits de vote doivent être détenus par des professionnels ayant la nationalité d’un État membre de l’EEE.

    Les listes de réserves (ANNEXE SERVIN-1: MESURES EXISTANTES et ANNEXE SERVIN-4: FOURNISSEURS DE SERVICES CONTRACTUELS ET PROFESSIONNELS INDÉPENDANTS) et l’annexe sur les lignes directrices concernant les dispositifs de reconnaissance des qualifications professionnelles (ANNEXE SERVIN-6) sont consultables ici, respectivement aux p. 580 , p.807 et p.832.


  • Que se passe-t-il depuis le 1er janvier 2021 concernant les avocats ?
  • EN COURS DE MISE A JOUR

    Si vous détenez un titre professionnel britannique, vous ne pourrez continuer à exercer en France dans les conditions actuelles à l'issue de la période de transition (31 décembre 2020).

    Pour continuer à exercer, vous devez déposer une demande de reconnaissance de vos qualifications professionnelles. Les demandes introduites avant la fin de la période de transition seront examinées selon les mêmes conditions qu'actuellement, et ce même après le 31 décembre 2020. Si la demande est accueillie favorablement, vous pourrez alors exercer en France sous le titre français d'avocat.

    Si l'accord sur les relations futures le prévoit, vous pourrez exercer sous le statut de consultant juridique étranger (articles 101 et suivants de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971) avec votre titre professionnel britannique. Ce statut autorise les avocats non ressortissants européens à pratiquer en France sous leur titre professionnel d'origine l'activité de consultation juridique et de rédaction d'actes sous seing privé pour autrui en droit international et en droit étranger, à l’exclusion du droit de l’Union et du droit de l’un de ses États membres d’une part et, d’autre part, de toute mission de représentation et d’assistance en justice. La demande d’autorisation d’exercer, à titre temporaire (un an) ou permanent, l’activité de consultation juridique doit être adressée au Conseil national des barreaux (art 204-9 du décret du 27 novembre 1991).